REGION BRETAGNE 
Elaboré par la SRC Bretagne Sud

 

LA CONCHYLICULTURE EN BRETAGNE SUD






La Côte Sud de la Bretagne s’étend de la Baie de Douarnenez à l’estuaire de la Loire. C’est un pays de presqu’îles qui s’avancent comme des jetées, font rempart contre la houle. Autant de rivages qui réunissent les meilleures conditions pour la conchyliculture. Le Morbihan, qui est par ailleurs le berceau de l’huître plate, est l’un des sites les mieux abrités. A propos d’abri, il faut ajouter que les rivières bretonnes et leurs estuaires fournissent des lieux privilégiés pour l’affinage : le plancton y abonde. Or, des rivières, il y en a partout en Bretagne Sud : Etel, La Trinité-sur-Mer, Auray, Pernef, et aussi Belon. Un nom qui a fait le tour du monde pour la saveur de ses huîtres plates. 


UNE REGION DE CAPTAGE

Il y a quelques années, l'instrument de captage de l'huître plate était le bouquet de tuiles (montage de tuiles sur des piquets, fixées au moyen de fils de fer, par parquets de 10 ou 12). Immergés dans les zones de reproduction, les bouquets servaient de points d'ancrage pour les larves d'huîtres. Ce bouquet était enduit de chaux, ce qui facilitait le travail de détroquage par la suite. 
Aujourd'hui, pour réaliser ce captage, les ostréiculteurs utilisent principalement des boudins de coquilles de moules, fixés sur des cadres métalliques. En Baie de Quiberon, les boudins sont détroqués et le naissain récolté est semé à même le sol sur des parcs d'élevage. Ces parcs sont régulièrement nettoyés et entretenus.
La Bretagne Sud approvisionne ainsi en naissain d'huîtres plates d'autres bassins, français ou étrangers qui élèvent et affinent également les huîtres plates.

PRODUCTION

HUITRES
MOULES
BOUCHOTS
COQUES
PALOURDES
20 000 t
3 000 t
2 000 t
1 000 t


TOUTE LA CONCHYLICULTURE
La Bretagne Sud produit environ 18000 tonnes d’huîtres creuses qui sont élevées et affinées dans les différentes rivières ainsi que dans le Golfe du Morbihan, l’anse du Pô et au Croisic. En baie de Quiberon, l’élevage en eaux profondes donne d’excellents résultats. Les moules ne sont pas absentes du paysage. On trouve des bouchots à Pénestin dans l’estuaire de la Vilaine et de l’élevage à plat, dans les parcs, dans l’Aven à l’Ile Tudy et surtout au Croisic. L’exploitation de plus de 5000 hectares de parcs dont 2500 hectares de concessions en eaux profondes (plus de 1000 concessionaires) emploie 5000 personnes et nécessite d’importants moyens mécanisés qui sont le propre des entreprises modernes. 

 

CONTACTS UTILES :

Section Régionale de la Conchyliculture de Bretagne sud
B.P. 10325
56403 AURAY Cedex
Tél : 02 97 24 00 24
Fax : 02 97 24 31 40
Email : src.bretagnesud@wanadoo.fr
Président : M. Hervé JENOT

www.huitres-de-bretagne.com


 

 

LA CONCHYLICULTURE EN BRETAGNE NORD
Article élaboré par la S.R.C. Bretagne Nord (Mme Madec)


Région chargée d'histoire qui va de la Baie du Mont St Michel à la rade de Brest, le granit des Côtes d'Armor et du Finistère est une dentelle de roches, de pointes, de rades, de baies, d'estuaires profonds : les abers.
Ces ciselures expliquent pourquoi la conchyliculture y prospère, i1 y a là autant d'abris propices à l'élevage. Ajoutez à cela que, la terre offrant plus de landes que de sols fertiles, la mer a constitué de tous temps une source vitale de revenus pour cette région.
C’est là, en 1852, que le commissaire de la Marine, M. de Bon parvient à capter du naissain sur des collecteurs de sa confection et à créer de nouveaux gisements. C’est là qu'en 1858 le naturaliste Victor Costes crée les bancs artificiels de la Baie St-Brieuc et capte un abondant naissain sur des fascines, comme il l’avait vu faire à Naples. Mais ces succès historiques ne servent qu’à combler le vide des bancs épuisés par des siècles de pêche à pied.
Aujourd’hui, le naissain d'huîtres plates vient de Bretagne Sud et de la Rade de Brest, celui d'huîtres creuses d'Arcachon, d'O1éron et de Ré Centre Ouest. Mais l'élevage y est vivace, plus que jamais.
Du parc découvrant aux eaux profondes.
Cancale, St-Brieuc, Carantec, Paimpol, Tréguier, la Baie de Morlaix, Les Abers et la rade de Brest : tous ces sites touristiques sont aussi des zones importantes de parcs découvrants, autrefois, l'huître plate, aujourd'hui, 1'huître creuse.
Comme la production a eu besoin il y a déjà trente ans de nouveaux espaces sous marins, les bretons se sont lancés dans l'élevage en eaux profondes.
L’huître plate de Bretagne, se plaît en eaux profondes.
Il faut pour cet élevage des baies abritées et des fonds de 3 à 15 mètres On trouve ces conditions réunies à Cancale, St Brieuc, Morlaix et en Rade de Brest. C'est un élevage qui nécessite de gros moyens mécaniques : bateaux dragueurs en mer. chaînes de triage à terre. Mais c'est à ce prix que l'on peut exploiter de vastes surfaces avec une rentabilité suffisante.
D'ailleurs, cet équipement est aussi utilisé à marée haute, sur les parcs découvrants en Manche où l'amplitude des marées est plus importante qu'en Atlantique.
La Bretagne Nord est une des plus grosse région productrice de moules de bouchots . Des moules en Bretagne, on en trouve partout. En baie du Mont St Michel, en baie de 1' Arguenon. de la Fresnaye, de Morieux et en Rade de Brest. 
Le Naissain ? Il provient de la patrie du bouchot, la Région Centre ouest. Il arrive sur cordes, et est affiné là dans des conditions optimales.
C'est au large de la pointe de Corsen que l'on voit les flotteurs hauts et cylindriques d'une variante actuelle d'élevages sur filières: les filières sub.flottantes. Les bretons, décidément, tirent parti de leur patrimoine marin.

De Cancale au Croisic, 8500 hectares sont consacrés à l'élevage des Huîtres de Bretagne, l'Huître plate en étant le fleuron. 35 000 Tonnes d'Huîtres de Bretagne sont ainsi produites chaque année, par 2000 éleveurs-expéditeurs.
Il se passe 4 années avant que l'huître de Bretagne arrive sur vos tables : les juvéniles ou naissains d'huître creuse sont captés sur la Côte Atlantique, au Sud de la Loire.
A l'issue de cette phase, ils sont transférés vers la Bretagne, où les huîtres resteront 3 années sur les parcs découvrants (l'estran) ou en eaux profondes, avant l'étape finale de l'affinage.
L'Huître plate "BELON", elle, se reproduit, s'élève et s'affine sur les côtes Sud et Nord de la Bretagne.



La mer est reine en Bretagne ...
Patiemment, elle a choisi de sculpter au gré de sa fantaisie une côte unique en France pour lui donner ce visage si particulier qui la rend inoubliable à tous ceux qui l'ont approchée.
De Cancale au Croisic, vous ne verrez jamais deux lieux, deux rivages, deux baies semblables, comme si chaque parcelle de cette terre marine s'évertuait à rester unique.
Les huîtres de Bretagne sont à l'image du paysage qui les a vues naître.
Tour à tour vertes ou gris perle, douces ou iodées, délicates ou charnues, elles proposent à l'amateur une palette de saveurs, directement venues de leur terroir d'origine.
Point de magie ni de poésie là-dedans, ce sont bien la nature des fonds, les courants, la force des marées, le mélange des eaux douces ou salées et la patience des hommes qui se retrouvent dans les douze grands crus qui, à l'instar des grands vins, sont autant d'invitations à découvrir et déguster sans modération plus qu'une spécialité, la richesse d'un terroir tout entier.

 

La « Cancale » : En baie du Mont Saint-Michel, où s’élève la « Cancale », les marées comptent parmi les plus fortes du monde : 14 mètres. Les parcs découvrants sont ainsi parfaitement oxygénés et la force des courants permet un brassage permanent des eaux et le renouvellement du plancton.

La « Paimpol » : C’est l’huître du grand large par excellence, puisqu’elle est élevèe en pleine mer dans toute la baie de Paimpol.

La « Rivière de Tréguier » : L’estuaire de la rivière de Tréguier, dans les côtes d’Armor, est particulièrement riche en plancton marin. Les parcs y découvrent à chaque marée.

La « Morlaix-Penzé » : Face à la baie de Morlaix, Carantec occupe la pointe d’une presqu’île entre la rivière Penzé et celle de Morlaix. C’est là, dans la baie et sur ces deux rivières, que sont implantés les parcs de la « Morlaix-Penzé ».

La « Rade de Brest » : C’est dans l’estuaire des rivières, - celle de Daoulas notamment, sur les vasières riches en plancton, où les eaux font leur jonction au fil des marées, qu’est élevée celle qu’on appelle la « Rade de Brest ».

La « Nacre des Abers » : C’est l’huître la plus à l’Ouest de la France. Son terroir : l’Aber Wrac’h et l’Aber Benoît, deux profondes rivières marines entaillant la pointe Nord-Ouest de la Bretagne. 

L’« Aven-Belon » : Aven, Belon et Merrien : trois superbes rias de la côte Sud de la Cornouaille. Ce terroir qui n’est pas un centre de production, mais seulement un lieu d’affinage exceptionnel.


La « Rivière d’Etel » : Elevée dans la « Rivière d’Etel », véritable mer intérieure pénétrant profondément la verte campagne morbihannaise de ses multiples indentations

La « Quiberon » : C’est une eau parfaitement typée, riche en algues et en plancton, qui irrigue, deux fois par jour, la rivière de Saint-Philibert et la baie de Quiberon, donnant à la « Quiberon » sont bel équilibre tonique.

La « Golfe du Morbihan » : Le Golfe du Morbihan est une authentique mer intérieure, traversée en permanence par de violents courants, s’emplit et se vide au rythme de la marée. Le plancton s’y reproduit en abondance sur les nombreux herbiers.

La « Pernef » : C’est dans les replis de la ria marine que sont installés les parcs découvrants, où la « Pernef » est élevée.


LA SALMONICULTURE EN BRETAGNE
UNE PROFESSION JEUNE


Le socle armoricain est drainé par un grand nombre de petits cours d’eau. Les rivières sont courtes, mais nombreuses. Les conditions climatiques, à forte influence maritime, sont favorables à l’élevage de la truite avec un hiver doux, des précipitations réparties toute l’année, une eau fraîche et de bonne qualité.

La salmoniculture bretonne est née au début des années soixante. Elle s’est développée en raison de conditions naturelles favorables à cet élevage et à la proximité des ports de pêche où on trouvait la ressource en aliment. Le grand nombre de moulins a permis aux pisciculteurs de trouver facilement des sites possédant un barrage et un droit d’eau.


Ces caractéristiques ont favorisé le développement de plus d’une centaine de piscicultures de taille familiale. Ce nombre, en créant une émulation, a favorisé la progression de l’activité.

Les piscicultures sont réparties sur trois départements, Finistère (60% de la production), les Côtes d’Armor (30%) et le Morbihan (20%). La Bretagne regroupe près de 120 sites de production qui sont gérés par une soixantaine d’entreprises.



UNE PLACE DE LEADER EUROPEEN 
Deuxième région de production, au coude à coude avec le Sud-Ouest, la pisciculture bretonne occupe une place de leader sur le plan européen. Avec près de 15 000 t de truites produites chaque année, la Bretagne se place entre la RFA et le Royaume-Unis.
Le nombre important de sites et leur diversité a permis à la production bretonne de s’adapter à tous les marchés. Cette production est essentiellement réalisée avec la truite arc-en-ciel. La gamme s’étend de la truite portion (environ 8 000 t) à la grande truite destinée à la fumaison (1 000 t - total truite d’eau douce et de mer) en passant par les truites à filet (6 000 t). Les présentations sont multiples : poissons vivants, éviscérés, filetés, etc. A l’écoute des marchés, les pisciculteurs proposent des produits élaborés comme le pavé de truite, les brochettes, le caviar de truite et les présentations pour le libre service.
Depuis une quinzaine d’années, l’élevage de truites en mer s’est développé sur les côtes bretonnes. Cette activité produit environ 800 t de truites appréciées des gourmets.


UNE PROFESSION ADULTE
Les pisciculteurs bretons se sont rapidement organisés pour défendre l’avenir de leur métier. Cela s’est traduit par la création d’un syndicat professionnel et la mise en place d’un regroupement de défense sanitaire aquacole. Cette prise de conscience initiale se retrouve aujourd'hui par des distances suffisantes entre les sites, réduisant les risques sanitaires, et par l’agrément européen reconnaissant la Bretagne indemne des principales maladies virales de la truite. Les préoccupations environnementales n’ont pas été écartées, avec l’étude de solutions permettant de réduire l’impact de l’activité sur les rivières.
La pisciculture bretonne s’est développée dans une région qui regroupe les meilleures rivières à salmonidés de France. Riche de nombreuses entreprises, elle a atteint une place de leader en préservant l’avenir par le respect de son environnement et par le souci permanent de faire progresser ce métier.

 

LA PISCICULTURE MARINE EN BRETAGNE
Elaboré par Me White (SFAM)


On pourrait penser que la longueur de ses côtes aurait fait de la Bretagne une importante région de production de poissons d’eau de mer (hors truites de mer déjà mentionnées). Ce n’est pas vraiment le cas, les essais d’élevage de saumons se sont pour l’instant soldés par des échecs principalement dus à la concurrence étrangére.

 

L’élevage du bar reste confidentiel dans cette région, les eaux bretonnes n’offrant pas les conditions climatiques optimales pour cette espèce comme pour la daurade royale d’ailleurs. Une seule espèce semble donc pouvoir s’épanouir sur les côtes ou dans les estuaires bretons, il s’agit du turbot, poissons fin très prisé, dont les quantités pêchées en mer ne cessent de diminuer. Dans les Côtes d’Armor, une ferme marine produit à elle seule environ un tiers de la production française qui est de l’ordre de 1000 t. Les aquaculteurs français se sont regroupés dès 1983 en syndicat national, le S.F.A.M., lui-même adhérant à la F.F.A., comme ses homologues truiticulteurs.

 

 

CONTACTS UTILES :

IFREMER
Laboratoire côtier environnement littoral
Laboratoire côtier conchylicole
Station de la Trinité sur Mer
12 rue des Résistants BP86
56470 LA TRINITE SUR MER
Tél. 02 97 30 25 70
Fax. 02 97 30 25 76

Laboratoire côtier environnement littoral
Station de Concarneau
13 rue de Kérose, Le Roudouic
29900 CONCARNEAU
Tél. 02 98 97 43 38
Fax. 02 98 50 51 02

Laboratoire de recherche sur la physiologie des poissons
Laboratoire de recherche sur la physiologie des invertébrés
Laboratoire de nutrition (unité mixte INRA-IFREMER)
Centre de Brest
Pointe du Diable, BP 70
29280 PLOUZANE
Tél. 02 98 22 40 40
Fax. 02 98 22 45 45
Syndicat de la Truite d’Elevage de Bretagne
(STEB) - 81, rue de Kerambellec
29000 QUIMPER
Tél : 02 98 52 17 44
Fax : 02 98 52 17 10

Salmoniculture en eau douce
Salmoniculture Expérimentale Mixte IFREMER-INRA
SEMII-Station du Drennec
BP 17 - 29237 SIZUN
TéL. 02 98 68 89 36
Fax. 02 98 24 10 08

Salmoniculture en eau douce
SEMII-Station de Camaret
Quai Téphany
29570 CAMARET
Tél. 02 98 27 83 64

Ecloserie expérimentale de mollusques
Station d’Argenton
Landunvez
29236 PORSPODER
Tél. 02 08 89 93 44
Fax. 02 98 89 93 04

Laboratoire côtier environnement littoral
Station de Saint-Malo
2, rue Groust de Saint Georges
35400 SAINT MALO INTRAMUROS
BP 46
35402 SAINT MALO CEDEX
Tél. 02 99 40 439 51

 

AQUACULTURE EN COTES D'ARMOR
Elaboré par M. SOULAS (Côtes d'Armor Développement)



Département ouvert sur la mer, les Côtes d'Armor ont développé de nombreuses activités aquacoles, parallèlement à une pêche artisanale et semi-industrielle active.
Les formes les plus anciennes d'aquaculture marine remontent à près d'un siècle avec les cultures d'huîtres à Paimpol et Binic. La mytiliculture a fait son apparition en Baie de St-Brieuc dans les années 1960. En rivière, les premières piscicultures de truites remontent aux années 1950.
Aujourd'hui la conchyliculture traditionnelle représente plus de 60 % du chiffre d'affaires global des productions aquacoles des Côtes d'Armor.

L'ostréiculture utilise deux techniques : la culture en poches sur tables en estran découvrant pour l'huître creuse , l'élevage en eau profonde pour l'huître plate.
En mytiliculture, le principal bassin de production de la Baie de Saint-Brieuc produit annuellement 5 à 6000 tonnes de moules de bouchots. Des expériences de mytiliculture sur longue ligne en mer ouverte sont pratiquées dans l'archipel de Bréhat. La pisciculture continentale s'est développée presque exclusivement avec de la truite arc en ciel. En 1995, elle représentait plus de 20 % du chiffre d'affaires aquacole.


Dans ce contexte, les actions du service mer de l'agence de développement économique des Côtes d'Armor ( Côtes d'Armor Développement) visent à conforter les productions traditionnelles, à développer de nouveaux produits et technologies, en préservant l'environnement. Avec son appui technique, les entreprises aquacoles des Côtes d'Armor ont été parmi les premières en France à s'organiser autour de zones maricoles équipées aux normes 

De nouvelles productions ont été mises en place :
dans l'estuaire du Jaudy, la production de turbots élevés en mer monte en puissance (plus de 300 tonnes commercialisées en 1999).

De nouvelles technologies sont aujourd'hui opérationnelles : l'aquaculture de coquilles St Jacques en eau profonde,la valorisation des crépidules en Bretagne, l'élevage des poissons marins en circuit fermé ( Marinove à Tréguier), en sont quelques exemples.

 

CONTACTS UTILES

Côtes d'Armor Développement
Mr Michel SOULAS, 
1, rue Pierre et Marie Curie
BP 10017
22196 Plérin Cedex
Tél.: 02 96 58 06 58

 

LA RECHERCHE AQUACOLE
Elaboré en collaboration avec l'INRA & l'IFREMER

 

LA SEMII
Salmoniculture Expérimentale Mixte IFREMER INRA


La SEMII est une structure expérimentale commune de l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) et de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), qui se sont associés en 1984, pour soutenir le développement de l’élevage des salmonidés en mer.

La SEMII est avant tout unoutil créé pour la réalisation des expériences à vocation finalisée en physiologie, nutrition et génétique des équipes scientifiques.. Les recherches menées s’articulent autour de trois pôles:
- la maîtrise de la reproduction et le contrôle du sexe (connaissance des cycles sexuels, contrôle du sexe, maîtrise de la période de ponte, qualité des gamètes, influence des paramètres précoces de développement...)
- la maîtrise de la qualité de la chair (mise au point de systèmes d'évaluation de la qualité et contrôle des paramètres génétiques, nutritionnels et environnementaux qui la conditionnent...)
- l’environnement et la maîtrise d’élevage (maîtrise de l’alimentation, contrôle des phases critiues de l'élevage, influence des paramètres de l’environnement, bien être en élevage, diversification de espèces...)


Ces recherches sont rendues possibles par une structure répartie sur deux sites:
- une pisciculture d’eau douce permettant de travailler avec de nombreux réplicats, de l’écloserie
jusqu’aux géniteurs, située à Sizun dans le Finistère
- une plate-forme en mer de 16 cages, complétée par un atelier de transformation et fumage, permettant l’étude depuis la ruitelle  jusqu’au filet  fumé. Cette installation est située à Camaret/mer (Finistère).
Parmi les salmonidés, c’est historiquement la truite Fario qui, grâce à son potentiel de croissance et de survie en mer, a le plus bénéficié de ces recherches. Les travaux réalisés à la SEMII ont permis l’optimisation de son élevage, son amélioration génétiue (programme PROSPER) et son transfert vers les professionnels. Aujourd’hui, la SEMII se préoccupe plus largement des questions qui concernent l’ensemble de la filière salmonicole en orientant ses programmes sur principalement élevée en France: la truite arc-en-ciel.

La SEMII c’est aussi :
- un lieu de réflexion scientifique multidisciplinaire entre l’INRA et l’IFREMER
- une structure de transfert et d’information mutuelles avec les professionnels
Ses objectifs, son fonctionnement et sa taille font de la SEMII une structure unique dans la Communauté Européenne.

 

CONTACT UTILE

Joël Aubin SEMII 
Barrage du  Drennec 
BP 17
29 450 SIZUN
e-mail : jaubin@ifremer.fr


LA RECHERCHE AQUACOLE

Unité de Physiologie des Poissons de l’INRA de Rennes 

Cette unité est composée de 20 chercheurs et ingénieurs. Dans le domaine de l’aquaculture continentale ou marine, la mission du Laboratoire est de mener des travaux cognitifs et finalisés permettant aux professionnels de disposer des bases biologiques sur la Reproduction, la Croissance et l’Adaptation des poissons nécessaires au développement de la filière piscicole.

Les travaux réalisés ont permis, par exemple, la maîtrise de la reproduction de nouvelles espèces aquacoles, la cryoconservation du sperme de plusieurs espèces en vue de la constitution de banques génétiques, la définition de critères de qualité de la chair en relation avec les conditions d’élevage, une technique de préparation physiologique des jeunes saumons avant leur transfert en mer, etc ... 

Les travaux en cours cherchent à identifier les facteurs qui déterminent le sexe et l’entrée en maturation sexuelle (maitrise du sexe et de la reproduction), les mécanismes de développement quantitatif et qualitatif du muscle (maitrise de la qualité) et les mécanismes adaptatifs de réponse du poisson à l’environnement d’élevage (connaissance du bien être).
Dans le domaine de l’environnement, le Laboratoire étudie l’impact des polluants sur la physiologie des poissons afin d’identifier les perturbations éventuelles et de proposer des indicateurs biologiques précoces d’exposition ayant une valeur prédictive quant au devenir des populations de poissons sauvages.
Le laboratoire dispose d’installations expérimentales spécifiques: circuits fermés eau froide (salmonidés, poissons d’étangs) et eau chaude (tilapia) sur site et piscisculture expérimentale SEDI Le Drennec SIZUN.

Le Laboratoire de Physiologie des Poissons est membre fondateur avec le CNRS et l’Université de Rennes I d’un IFR Institut de Biologie des Poissons. La localisation du Laboratoire sur un campus universitaire a permis aux chercheurs de collaborer étroitement à l’enseignement de Biologie Aquacole (DEA Biologie et Productions Animales) de l’Université de Rennes I.

 

CONTACT UTILE

Gérard MAISSE 
Physiologie des Poissons INRA 
Campus de Beaulieu 35 042 RENNES CEDEX 
Tel: 02 99 28 50 02 
Fax: 02 99 28 50 20 
e-mail: maisse@beaulieu.rennes.inra.fr

 
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