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IFREMER
Institut Français de Recherche pour
l’Exploitation de la Mer
Etablissement public à caractère industriel
et commercial ( EPIC), l’IFREMER mène, dans le domaine des ressources
aquacoles marines, des activités de recherche finalisée, de contrôle
(pour le compte des Pouvoirs Publics) et d’expertise ; elles prennent
en compte les exigences de compétitivité des entreprises, l’enjeu
du développement durable de l’exploitation des ressources et des
espaces côtiers, la demande du consommateur pour des produits
sains et de qualité. Ainsi, en aquaculture, l’IFREMER intervient
dans les secteurs de la production, de son intégration dans l’environnement
côtier, de la qualité de ses produits.
Par l’implantation de ses laboratoires côtiers sur l’ensemble
du littoral (y compris les DOM-TOM), l’IFREMER est au contact
des réalités techniques et scientifiques, économiques et sociales,
et trés proche des professionnels pour le transfert de ses acquis
; il est un de leurs interlocuteurs permanents, ainsi que de l’Administration
et des collectivités territoriales.
Les
productions aquacoles.
L’IFREMER intervient en conchyliculture, en
pisciculture marine et en salmoniculture, en crevetticulture,en
algoculture.
En conchyliculture, les travaux de l’IFREMER portent principalement
sur l’ostréiculture (huître creuse Crassostrea gigas et huître
plate Ostrea edulis) du fait de son importance économique et sociale
majeure pour de nombreuses régions littorales françaises. Cependant,
d’autres filières de production font, ou ont fait, l’objet de
travaux importants. La mytiliculture (Mytilus edulis et Mytilus
galloprovincialis), dont les élevages en eau profonde sur filièresen
Méditerranée et en Atlantique sont destinés à accroître la production
nationale insuffisante pour le marché intérieur qui reste importateur.
L’élevage de la palourde (Tapes philippinarum et T. decussatus),
dont la mise au point des techniques d’élevage sur estran a permis
le développement d’une production significative sur des sites
de la Manche et de l’Atlantique avant de se heurter à des difficultés
d’ordre pathologique et de prolifération sous forme de gisements
naturels. La coquille Saint-Jacques (Pecten maximus), modèle sur
lequel ont été mis au point des techniques d’élevage et des schémas
de production associant l’élevage et la pêche, proposés ensuite
aux professionnels. L’huître perlière en Polynésie française,
à l’origine d’une industrie de la perle constituant la seconde
activité économique du Territoire, a bénéficié de travaux importants
et novateurs sur la connaissance de l’animal et sa gestion dans
les lagons des atolls.
En ostréiculture, les laboratoires côtiers conchylicoles (Port-en
Bessin, La Trinité-sur-Mer, Bouin, La Tremblade, Palavas) constituent
les bases d’un dispositif permettant de suivre la production des
divers bassins (réseaux nationaux croissance/qualité -REMORA-,
surveillance des maladies -REPAMO-, évaluation des stocks), d’identifier
et de suivre, avec les professionnels, les problèmes de la production
(les mortalités estivales récurrentes depuis quelques années),
de les étudier dans leur environnement, d’accompagner les professionnels
dans les démarches “qualité des produits”, de développer en liaison
avec les administrations de tutelle de nouveaux outils de gestion
intégrée en appui à l’aménagement de la zone côtière. Ils permettent
d’impliquer le laboratoire de recherche sur les pathologies (le
Laboratoire Génétique et Pathologie de La Tremblade) dans leurs
analyses. Ce dernier étudie les différentes maladies existantes
(marteiliose, bonamiose, virus, ...) afin de comprendre les mécanismes
d’infestation des coquillages. Les laboratoires côtiers testent
également,en milieu naturel, les performances des souches sélectionnées
au laboratoire de La Tremblade (huîtres plates résistantes à la
bonamiose ; huîtres creuses à niveau de métabolisme bas pour obtenir
un meilleur rendement de production -programme européen GENEPHYS
: huîtres des quatre saisons -).L’amélioration des techniques
de production et l’innovation (élevages intensifs, affinage en
claires ostréicoles, cultures en eaux profondes) destinées à la
profession sont réalisées principalement dans des unités expérimentales
: l’écloserie d’Argenton, la nurserie et l’unité d’affinage sur
culture de phytoplancton sur eaux souterraines de Bouin, les claires
de la station de La Tremblade. L’IFREMER entretient un conservatoire
de différentes espèces d’huîtres creuses à La Tremblade (un second
est en construction à Argenton) afin d’anticiper sur des besoins
de nouvelles espèces d’élevage
| En pisciculture marine (bar, daurade,
turbot, ombrine tropicale Scianops ocellata, barramundi Lates
calcarifer, ...) et en salmoniculture (saumon, truite fario
et arc-en-ciel), l’IFREMER a fortement contribué à la mise
au point et à la maîtrise des techniques de production. L’institut
participe au soutien de l’activité et favorise son développement
en ayant comme objectifs l’amélioration de la productivité
des élevages, la diversification des produits, la réduction
de l’impact des élevages sur l’environnement. |
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Pour mener à bien ses travaux, l’IFREMER
dispose de structures expérimentales variées : à Brest (modules
expérimentaux - avec contrôle des facteurs de l’environnement
- de l’incubation à la reproduction, salle d’algues, de proies
vivantes, de mesure de digestibilité), à la SEMII (salmoniculture
expérimentale mixte IFREMER-INRA, bénéficiant de structures
à Camaret, en eau de mer, et au Drennec - Finistère -, en
eau douce), à Palavas (structure de maintien de reproducteurs
et de contrôle de la reproduction, écloserie, salle d’écophysiologie,
pilote circuit fermé), à la Martinique (écloserie et cages
flottantes).
Les travaux de l’IFREMER portent sur la biologie des espèces
(physiologie de la croissance, de l’adaptation et de la reproduction,
nutrition dans le cadre d’une unité mixte IFREMER-INRA), la
santé des cheptels (étude de la nodavirose du bar), la génétique
(connaissance des populations sauvages et diversité génétique,
acquisition de marqueurs génétiques, cytogénétique pour le
contrôle du sexe et de la maturation). |
En crevetticulture (pénéides), la volonté
de l’Etat de développer l’économie des DOM-TOM et le déficit
de la balance commerciale nationale en crevette (la presque
totalité de la consommation est importée) sont à l’origine des
travaux qui ont débuté à partir de 1973 à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie,
en coopération avec le Territoire et les Provinces. Dans les
conditions naturelles favorables de ce Territoire, le savoir-faire
acquis a permis un développement significatif pour son économie,
ses potentialités étant bien au-delà de la production actuelle
(environ 2000 tonnes). Les facteurs limitants de cette activité
étant les maladies (virales et bactériennes) et, dans certaines
régions de la ceinture tropicale, un impact négatif sur
l’environnement côtier (implantation des fermes par destruction
de la mangrove et mauvaises pratiques d’élevage), les travaux
de l’IFREMER se concentrent sur la sélection de souches résistantes
aux maladies ainsi que sur les relations de la crevetticulture
avec l’environnement. Les bureaux d’étude et de consultance
français en aquaculture contribuent largement à la valorisation
de ces compétences à travers le monde.
En algoculture, l’IFREMER conduit des travaux
sur la biologie et le métabolisme des espèces d’intérêt économique
et a développé des techniques de production massive d’éléments
reproducteurs et de cryoconservation des souches.
La
place de l’aquaculture dans l’environnement côtier.
Si la connaissance des animaux et les techniques d’élevage progressent
régulièrement en faveur de la maîtrise et du contrôle de la
production, le développement de l’aquaculture marine est assujetti
à de nombreux facteurs. A une échelle régionale, le maintien
des filières aquacoles traditionnelles (l’ostréiculture) ou
l’implantation de nouvelles filières (la pisciculture marine
ou la crevetticulture) est confronté à la présence et/ou au
développement d’autres activités concurrentes pour l’occupation
de l’espace, l’utilisation de l’eau ou à de grands projets d’aménagement
ayant un impact sur l’hydrologie et la sédimentation côtières.
Les choix pour la mise en valeur de ces espaces doivent se fonder
sur la connaissance des interactions entre ces différentes activités.
Quant à l’implantation des fermes marines, elle est directement
dépendante de la disponibilité de sites adaptés (en terme d’aménagement
et de qualité de leurs eaux) et de l’autorisation de s’y installer
(elle est soumise à des procédures réglementaires dont les exigences
environnementales pour les rejets s’avèrent souvent mal adaptées
à l’aquaculture marine et aux risques réels observés à ce jour).
La pérennité des exploitations dépendra, pour partie, des interactions
qui vont s’établir, dans le temps, entre les élevages et leur
milieu environnant : leur bonne gestion favorisera une activité
durable.
Les travaux réalisés sur les rejets de deux
projets industriels de pisciculture marine en Manche et Atlantique
ont permis à l’IFREMER d’évaluer leur impact en conditions réelles
(effets de dilution, de dispersion par les courants, ...). Les
très faibles effets observés montrent que la législation relative
à l’installation des fermes marines (revue Equinoxe n ° 59)
pourrait être améliorée et simplifiée pour rendre l’accés aux
sites plus aisé. Mais, quelle que soit l’évolution des procédures
réglementaires, en particulier pour une prise en compte plus
objective de l’impact réel de l’aquaculture, la réduction des
déchets organiques des élevages d’une part et le traitement
des rejets d’autre part restent des voies d’investigation importantes
dans la perspective d’un développement accru de l’aquaculture.
Une grande part des déchets de la pisciculture et de la crevetticulture
intensives est due à une utilisation non optimale de l’aliment
par l’éleveur et à sa médiocre assimilation par les animaux.
Les travaux de l’IFREMER, menés à Brest en coopération avec
l’INRA et à Tahiti, visent à améliorer la qualité des aliments,
en particulier dans le sens d’une réduction des déchets. Les
recherches portent sur la digestibilité des protéines, la connaissance
des besoins essentiels des animaux, la qualité des matières
premières. Sur le plan de la formulation, l’objectif est d’épargner
les protéines pour réduire les déchets azotés en privilégiant
les apports énergétiques par les lipides ou par les amidons
selon l’espèce (poisson ou crevette) considérée.
Les méthodes d’épuration des effluents testées par l’IFREMER,
pour limiter les rejets eutrophisants (sels nutritifs dissous),
sont des systèmes productifs d’algues (microphytes et macrophytes
d’intérêt commercial) et de bivalves.
Les recherches relatives à l’aquaculture en système clos (circuit
fermé), programme sur lequel l’IFREMER investit depuis de nombreuses
années, notamment à la station de Palavas, participent à cet
objectif de limitation de l’impact de l’aquaculture sur l’environnement.
Ces techniques d’élevage apportent, par ailleurs, une réponse
aux difficultés que l’aquaculture marine rencontre pour s’implanter
sur la côte : elle pourra s’en éloigner pour occuper des zones
où la compétition pour l’espace est moins forte. L'Ifremer contribue
à la construction d'une unité industrielle (projet européen
: plusieurs milliers de tonnes de bar dont une première de 1
000 T. Les expérimentations portent maintenant en priorité sur
les traitements et la valorisation des rejets (essai des réutilisation
complète des eaux de rejets).
La modélisation des interactions entre les élevages et leur
milieu environnant permet de définir des scénarios pour leur
gestion durable. La modélisation de la capacité trophique des
écosystèmes conchylicoles et des besoins nutritionnels des cheptels
permet de déterminer la biomasse optimale qu’il est possible
d’y élever pour maintenir, dans le temps, le niveau de production
et la qualité des produits : les travaux de l’IFREMER concernent
le bassin de Marennes-Oléron pour les huîtres, la baie de l’Aiguillon
pour les moules, le lagon de Takapoto (Polynésie française)
pour l’huître perlière. La modélisation des rejets d’une ferme
aquacole et de leur impact sur le milieu permet de déterminer,
pour un site donné, les modes de production, de gestion et de
traitement des rejets les mieux adaptés : les travaux de l’IFREMER
portent sur les élevages de crevettes en Nouvelle-Calédonie
et sur les élevages de bars et de turbots.
Les contraintes de partage de l’espace et les interactions
avec les autres activités sont prises en compte par l’IFREMER
dans la problématique plus vaste du développement durable de
l’exploitation des ressources marines et des espaces côtiers,
traitée dans le programme “Mise en valeur de la mer côtière”.
Il comprend des études intégrées de sites côtiers où des mesures
de gestion sont à prendre : elles sont utilisées en appui à
la gestion, pour orienter les réglements relatifs aux activités
et les interventions publiques. Celles conduites sur les pertuis
charentais doivent déterminer les interactions entre conchyliculture,
agriculture, urbanisation littorale, pêche côtière, et enfin
mesures de protection de l’environnement. Ces études permettront
d’améliorer les schémas actuels d’aménagement ainsi que la gestion
de l’aquaculture traditionnelle tout en optimisant l’intégration
de nouvelles techniques d’élevage (filières suspendues, cultures
en eaux profondes).
La
qualité des produits d’aquaculture.
C’est, avant tout, la garantie d’innocuité pour le consommateur.
Les risques concernent surtout les coquillages : ils peuvent
concentrer des pathogènes humains (bactéries, virus) s’ils sont
cultivés dans des eaux contaminées par des rejets ; ils peuvent
concentrer des phycotoxines aux effets diarrhéiques ou paralytiques
lors d’efflorescences algales toxiques dans les zones conchylicoles.
Ces risques sont pris en compte par les législations européennes
et nationales qui fixent les règles sanitaires de la production
et de la mise sur le marché des coquillages vivants.
C’est, aussi, comme pour l’ensemble des produits agro-alimentaires,
la nécessité de les identifier, c’est-à-dire de les caractériser.
Les critères utilisés peuvent être simples (forme, couleur,
taille, goût, odeur, texture,...) mais, aussi, plus complexes
(acides gras des lipides, composés volatils, spectre des arômes,
...) ; ils permettent de dégager l’originalité d’un produit,
ce qui sert à le positionner sur le marché par rapport aux produits
concurrents de la pêche ou d’élevage ; ils permettent, également,
d’établir un référentiel de qualité pour que le consommateur
fonde son choix.
En outre, la détermination des caractéristiques des produits
de l’aquaculture peut être associée à une démarche d’amélioration
de la qualité et à une démarche de diversification des produits
par la transformation.
Dans le domaine de la prévention du risque de contamination
des coquillages, l'IFREMER observe et surveille la qualité des
eaux des zones de production conchylicoles pour le compte des
Pouvoirs Publics. Cette surveillance s’effectue d’une façon
systématique. Elle repose sur trois réseaux de stations de prélévements
et selon des méthodes d’analyses fixées réglementairement. Le
Réseau de surveillance microbiologique REMI, qui comprend 420
stations, évalue les niveaux de contamination fécale du milieu
(Escherichia coli, bactérie du tube digestif, est utilisée comme
indicatrice de contamination ; sa présence en grand nombre augmente
la probabilité des risques de contaminations en salmonelles
et autres pathogènes). Le Réseau de surveillance phytoplanctonique
REPHY, comportant 110 stations, surveille les poussées de dinoflagellés
toxiques, les Dinophysis produisant les toxines DSP (Diarrheic
Shellfish Poison), Alexandrium minutum produisant les toxines
PSP (Paralytic Shellfish Poison), ou tout autre espèce réputée
toxique soit pour le consommateur, soit pour les cheptels aquacoles.
Le troisième réseau, le Réseau national d’observation RNO, conduit
par l’IFREMER pour le compte du Ministère de l’Environnement,
permet d’apprécier les niveaux de présence, et leurs évolutions,
des différents contaminants chimiques. Il revient aux Pouvoirs
Publics, destinataires des résultats des analyses de l’IFREMER,
la responsabilité de classer les zones de production en fonction
de leur salubrité (ce qui conditionne l’autorisation de mise
en marché directe ou aprés purification, ou qui interdit totalement
le ramassage) ainsi que celle d’interdire temporairement la
vente s’il y a risque d’intoxication.
Dans le domaine de la caractérisation des produits d’aquaculture,
l’IFREMER met en oeuvre, dans une finalité de recherche pouvant
associer des producteurs et des organismes techniques, des méthodes
classiques d’analyses et de mesures (pour la détermination des
compositions chimiques et biochimiques, des caractéristiques
biophysiques, des composés impliqués dans le goût et les arômes)
et a mis en place un laboratoire d’analyse sensorielle faisant
appel à des évaluateurs entraînés. Ces outils, couplés à ses
moyens de recherche consacrés à la production et à ceux consacrés
à la transformation des produits, donnent à l’IFREMER la capacité
de prendre en compte les critères de qualité à toutes les étapes
de développement ou d’amélioration des filières aquacoles.
Pour répondre aux difficultés rencontrées par les conchyliculteurs
pour démarquer leurs produits en fonction des lieux d’origine
ou des pratiques culturales (les démarches de certification
officielle ont du mal à aboutir par manque de critères mesurables
et reconnaissables), l’IFREMER a défini un programme sur la
qualité des mollusques (huîtres et moules), qui a reçu l’accord
des professionnels ; il le conduit avec le soutien du FIOM.
Le programme porte sur la recherche de marqueurs de populations
de Crassostrea gigas afin d’identifier leur origine, sur l’établissement
d’une grille nationale de qualité par des critères de forme,
de remplissage, de couleur de chair et de taux de glycogène,
sur la différenciation des origines géographiques par la recherche
de marqueurs spécifiques de terroir comme les composés volatils,
sur l’analyse des variations temporelles et spatiales de la
composition fine et de la valeur nutritionnelle des coquillages
pour conforter l’image de produit naturel et diététique. L'identification
des marqueurs de terroir sur les huîtres creuses françaises
a été récemment renforcée par un programme de coopération INRA-IFREMER
Chez le poisson, des études ont été conduites sur les caractéristiques
du bar provenant de diverses techniques de production, sur la
flaveur du turbot d’élevage comparée à celle du turbot sauvage
et sur les effets de certains composants de l’aliment, sur les
effets des modifications génétiques et de la sélection chez
la truite fario pour ses qualités commerciales et son aptitude
à la transformation. Des travaux se développent sur les relations
entre les techniques d’élevage et d’abattage, les conditions
de bien-être des animaux et les qualités de la chair; d’autres
travaux portent sur la relation entre les nutriments de l’aliment
(principalement lipides et vitamines) et les qualités de la
chair (nutritionnelles et organoleptiques; texture et conservation).
Des méthodes pratiques, à l’usage des professionnels, de conservation
des poissons à l’état vivant pour garantir leur fraîcheur sont
également étudiées.
L’
analyse sensorielle.
C’est une méthode qui permet d’acquérir des données objectives
sur les caractéristiques sensorielles des produits. Un groupe
d’évaluation est entraîné à décrire les produits (et non à évaluer
s’ils sont meilleurs ou moins bons) selon des termes précis,
sans ambiguïté de définition. Il intervient sur deux types d’épreuves
: des épreuves discriminatives, pour juger si des produits sont
significativement différents ou non ; des épreuves descriptives,
pour préciser la nature et l’intensité des différences observées.
L’IFREMER a constitué un laboratoire d’analyse sensorielle dans
son centre de Nantes faisant appel à des agents spécialement
entraînés.
LES LABORATOIRES COTIERS ENVIRONNEMENT
LITTORAL
Les laboratoires côtiers de la Direction de
l’Environnement et de l’aménagement littoral de l’IFREMER constituent
l’échelon local d’action de cette direction dont les équipes
de recherche sont réparties entre le centre de Brest et celui
de Nantes. Ils ont pour mission d’assurer la collecte des données
et la surveillance de la qualité du milieu, de mener des études
sur la salubrité et l’aménagement de leurs secteurs géographiques
respectifs ; ils traitent des demandes d’avis et d’expertise
des services déconcentrés de l’Etat, des collectivités territoriales
et des organisations professionnelles. Ils sont au nombre de
douze, situés respectivement à Boulogne, Port-en-Bessin, Saint
Malo, Concarneau, La Trinité-sur-mer, Nantes, La Rochelle, La
Tremblade, Arcachon, Sète, Toulon et en Corse.
Le
Service d’économie maritime.
En aquaculture, le SEM assure le suivi du secteur (entreprises,
productions, techniques, emplois, chiffre d’affaires, valeur
ajoutée) et de la place des produits de l’aquaculture dans le
marché des produits de la mer ; il utilise ces données en support
à ses activités d’études et de recherche, par exemple dans l’analyse
de projets innovants (validation de nouvelles techniques d’élevage
- comme le circuit fermé- ou évaluation des conditions de la
rentabilité de l’élevage de nouvelles espèces -comme l’ombrine
tropicale en Martinique-) ou dans le programme commun IFREMER/INRA/CEMAGREF
sur l’impact des mesures environnementales sur le fonctionnement
économique des entreprises. Ce suivi des évolutions du secteur,
des techniques, du marché se fait en concertation avec les équipes
des départements Ressources aquacoles et Valorisation des produits
permettant à celles-ci d’intégrer les composantes économiques
dans la justification et la validation de leurs travaux. Il
édite tous les deux ans une synthèse des données économiques
sur la mer
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Principales adresses
:
Au
siège de l’IFREMER
155, rue Jean-Jacques Rousseau
92138 ISSY-LES-MOULINEAUX CEDEX
tél : 01-46-48-21-00
- Direction de la Communication
- Service d’Economie Maritime
Au Centre de Nantes
rue de l’île d’Yeu, BP 21105, 44311 NANTES
tél : 02 40 37 40 00
-Direction des Ressources Vivantes
- Département Ressources aquacoles
- Département Valorisation des produits Au Centre de
Brest
BP 70
29290 Plouzané
Tel : 02 98 22 40 40
-Direction de l'Environnement et de l'aménagement littoral
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Les laboratoires côtiers et les laboratoires
de recherche thématique de l’IFREMER directement impliqués dans
l’aquaculture (production, environnement, produits), hormis les
laboratoires d’outre-mer, sont répertoriés par région dans la
partie du guide “les régions aquacoles”.
LA RECHERCHE AQUACOLE
LA SEMII
Salmoniculture Expérimentale Marine IFREMER INRA
La SEMII est une structure expérimentale commune
de l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation
de la Mer) et de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique),
qui se sont associés en 1984, pour développer l’élevage des salmonidés
en mer.
La
SEMII est d’abord un lieu d’expérimentation où se déroulent les
expériences à vocation finalisée des équipes scientifiques spécialisées
en physiologie, nutrition et génétique des deux organismes. Les
recherches menées s’articulent autour de trois pôles:
- la maîtrise de la reproduction et le contrôle du sexe (connaissance
des cycles sexuels, contrôle du sexe, maîtrise de la période de
ponte, qualité des gamètes, influence des paramètres de l’environnement...)
- la maîtrise de la qualité de la chair (contrôle de la croissance
et de la qualité de la chair par la sélection génétique et l’alimentation...)
- l’environnement et la maîtrise d’élevage (maîtrise
de l’alimentation, préparation au transfert en mer, influence
de la pathologie, influence des paramètres de l’environnement...)
Ces recherches sont rendues possibles par une
structure répartie sur deux sites:
- une pisciculture d’eau douce permettant de travailler avec de
nombreux réplicats, de l’écloserie jusqu’aux géniteurs, située
à Sizun dans le Finistère
- une plate-forme en mer de 16 cages, complétée par un atelier
de transformation et fumage, permettant l’étude depuis la turritelle
après transfert jusqu’au filet de truite fumé. Cette installation
est située à Camaret/mer (Finistère)
Parmi les salmonidés, c’est la truite Fario qui, grâce à son potentiel
de croissance et de survie en mer, a le plus bénéficié de ces
recherches. Les travaux réalisés à la SEMII ont permis l’optimisation
de son élevage et son transfert vers les professionnels. Aujourd’hui
avec l’élargissement de ses missions, la SEMII se préoccupe plus
largement des questions qui concernent l’ensemble de la filière
salmonicole d’eau douce et d’eau de mer et de l’espèce principalement
élevée en France: la truite arc-en-ciel.
La SEMII c’est aussi :
- un lieu de réflexion scientifique multidisciplinaire entre l’INRA
et l’IFREMER
- une structure de transfert et d’information pour les professionnels
Ses objectifs, son fonctionnement et sa taille font de la SEMII
une structure unique dans la Communauté Européenne.
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Contacts utiles :
J.Aubin
SEMII Le Drennec - 29 450 SIZUN
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