LA PISCICULTURE MARINE 

Article élaboré par Y. White (S.F.A.M.)

Aprés quelques balbutiements à la fin des années 70, l'aquaculture marine et nouvelle (pour inclure les esturgeons et autres espèces associées) française a pris son essor au début des années 80. Sous ce terme, nous regroupons les élevages de poissons et de crustacés uniquement.

Quelles espèces ... et quelle production ?

ESPECES PRODUCTION
Le bar, Dicentrarchus Labrax 2 300 t
La crevette, Penaeus Japonicus 30 t
La daurade royale, Sparus Aurata 1 000 t
L'esturgeon, Acipenser baeri 200 t + 2 t de caviar
Le saumon, Salmo Salar 500 t
La truite de mer, Fario ou AEC 1 500 t
Le turbot, Scophthalmus Maximus 800 t

Ecloseries :  38 millions d'alevins environ

Quelles formes d'élevage et sur quels sites ?
 
Des écloseries à terre. Des sites de grossissement en cages en mer, en étangs ouverts sur la mer, en marais ou en bassins à terre avec des circuits ouverts ou semi-fermés.
Une soixantaine de sites de Dunkerque à la pointe sud de la Corse tout le long des côtes atlantique et méditerranéenne. A la fois des élevages industriels de plusieurs centaines de tonnes (dont une ferme de 2000 t) et des entreprises à caractère familial de quelques dizaines de tonnes.
L'ensemble de ces exploitations génère environ 600 emplois directs.

 


Quel développement ?

Un développement exponentiel au cours des années 80, qui s'est stabilisé depuis en ce qui concerne le nombre de sites, bien que certaines exploitations n'aient pas encore atteint leur production maximale. Depuis quelques années, obtenir une concession d'exploitation relève du parcours du combattant. L'industrie continue donc certes à progresser en volume, mais non en nombre d'exploitations. Au début des années 90, le franc fort, la dévaluation de certaines monnaies européennes, la progression de la production ailleurs, ont touché de plein fouet les producteurs français qui ont vu leur prix de vente chuter de 50% alors qu'ils étaient en pleine montée en puissance.

Pour quel futur ?
La production française de bar et daurade (de l'ordre de 4 500 T) ne représente maintenant qu'une assez faible proportion de la production européenne et méditerranéenne (près de 100 000 T) sur un marché qui a dû faire face à cet accroissement rapide de l'offre. Industrie européenne qui traverse actuellement des moments difficiles comme la filière saumon il y a quelques années. 
La production française de turbots (de l'ordre de 1 000 T) se situe au deuxième rang européen après l'Espagne.
Les élevages d'esturgeon sont en pleine phase d'expansion avec l'arrivée sur le marché de leurs premières quantités importantes de caviar, dont la qualité concurrence au plus haut niveau les caviars d'esturgeons sauvages.
Les produits français bénéficient pour toutes ces espèces, d'une image de marque et de qualité qui doit les aider à capter une clientèle et la fidéliser. C'est pourquoi les producteurs français ont entamé une démarche 'Charte Qualité' qui leur permettra de communiquer avec la distribution et le consommateur sur les atouts de la production française. Les premiers bars français 'label rouge' viennent aussi d'arriver sur le marché..
Qualité et service sont également les points forts des écloseries françaises, qui pour toutes les espèces, sont en très bonne position sur le marché européen, grâce à leur avance technologique. 
Cependant la rentabilité des sites repose en grande partie sur la maîtrise des coûts de production et l'amélioration des techniques d'où l'importance d'une étroite collaboration entre les producteurs et les organismes de recherche. L'évolution de l'aquaculture marine et nouvelle en France est directement liée aux problèmes d'accès à de nouveaux sites, qui pour être résolus nécessitent une politique déterminée de la part des pouvoirs publics et la réservation de sites spécifiques à l'aquaculture. Le développement de la filière aquacole française passera également par le développement de technologies nouvelles telles que off-shore ou circuits fermés, cette dernière technologie étant en progression rapide.


Avec quelle force ?
Les aquaculteurs marins (rejoints ensuite par les esturgeonneurs), conscients de leur relative faiblesse en raison de la petite taille que représente leur activité, se sont très rapidement regroupés dès 1983 en un Syndicat de producteurs, le SFAM, Syndicat Français de l'Aquaculture Marine et nouvelle. En 1994 celui-ci à intégré la Fédération Française d'Aquaculture - FFA qui regroupe tous les syndicats de truites et autres poissons d'eau douce. Elle permet à tous les producteurs une action commune et concertée sur les gros dossiers touchant toute la profession tout en laissant à chaque syndicat l'autonomie nécessaire pour traiter des questions spécifiques à chaque activité. Le SFAM et la FFA sont également adhérents de la Fédération Européenne des Producteurs Aquacoles (FEAP) qui regroupe les syndicats de producteurs d'une vingtaine de pays européens (UE et hors UE).

CONTACT UTILE :

Secrétariat du SFAM : 546, Place St Exupéry, 33127 St Jean d'Illac 
Tel/fax : 05 56 68 94 95
contact : Mme Yvette White


 
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