REGION
LANGUEDOC ROUSSILLON
Elaboré par Me Loste (Cepralmar)
LES
CULTURES MARINES EN LANGUEDOC-ROUSSILLON.
   
Les productions aquacoles régionales
reposent sur deux types d’activités : la
conchyliculture, et l'élevage de poissons et de
crustacés. Longtemps cantonnées aux lagunes
profondes de Thau et de Leucate, et centrées sur
l'huître et la moule, les cultures marines
s'ouvrent aujourd'hui à des espèces et des
espaces nouveaux : des fermes d'élevage de
poissons et crustacés s'implantent en bordure des
sites lagunaires tandis que la conchyliculture
gagne la mer ouverte. Les activités aquacoles se
sont ainsi fortement développées au cours de la
dernière décennie, malgré la compétition très
vive avec les autres activités pour l'accès à
l'espace maritime.
L'aquaculture
nouvelle est une activité faisant appel aux
centres de recherches du Languedoc Roussillon.
Trois espèces sont aujourd'hui élevées dans les
fermes régionales : le loup (ou bar). la dorade
et la crevette péneïde (ou gamba).
Le Languedoc Roussillon compte quatre écloseries
de loups daurades et une écloserie de crevettes.
Leurs productions annuelles sont d'environ 4
millions d'alevins et 5 millions de post larves.
Les fermes de grossissement sont au nombre de
cinq. Leurs productions annuelles sont 250 tonnes
de loups daurades.
Les
structures d'élevage sont implantées à terre,
aux abords des étangs côtiers où elles puisent
l'eau nécessaire à l'alimentation des bassins.
Elles sont réparties harmonieusement sur tout le
littoral. La difficulté d'accès au foncier en
zone littorale et l'absence de site abrité (baie
ou crique) en mer sont deux facteurs limitant le développement
de l'aquaculture nouvelle.
La conchyliculture est l'activité la plus
ancienne et la plus importante dans la région.
L'insignifiance des marées dans le golfe du Lion
et la présence de nombreux étangs côtiers
(38000 ha de superficie au total) ont donné lieu
à la mise au point, dès le début du 20ème siècle
d'une technique originale ; l'élevage en
suspension sur des tables plantées dans le sédiment
des lagunes profondes. L'emprise des concessions
conchylicoles sur le domaine public maritime est
de 32 ha sur l'étang de Leucate et 1400 ha sur l'étang
de Thau, soit près d'un cinquième de sa
superficie. Dès la fin des années 1970, les
regards se tournent vers la mer ouverte, au delà
du cordon littoral protecteur. Aujourd'hui, plus
de vingt ans après les premières expérimentations,
les structures de production en mer, d'une emprise
de plus de 4000 ha et les équipements à terre,
ports et centres de traitement et d'expédition de
coquillages, sont implantés sur la bande côtière
du Languedoc-Roussillon.
Deux
entités géographiques et administratives
composent le milieu maritime régional.
Au nord, l'étang de Thau est le
berceau de la conchyliculture traditionnelle;
environ 13000 tonnes d’huîtres de
"Bouzigues" (marque collective déposée)
sont produites chaque année sur le bassin de
Thau. soit 8,5 % de la production nationale.
Réservoir d'hommes et de compétences, l'étang
de Thau constitue un foyer de propagation vers la
mer ouverte. Les éleveurs de ce site sont le plus
souvent pluriactifs, 95% des 70 concessionnaires
en mer continuent à exploiter les richesses de l'étang.
L'analyse des espèces élevées confirme la complémentarité
des deux milieux. L'étang demeure plus productif
pour l'ostréiculture tandis que la mer est plus
propice à la mytiliculture, bien
qu'aujourd'hui, la prédation des moules par les
daurades tend à minimiser sa production.
Une soixantaine d'entreprises produisent environ
3000 à 5000 tonnes/an de Moules de Pleine Mer
(Marque collective déposée) Avec un
chiffre d'affaire d'environ 250 MF et 2500 emplois
directs, la conchyliculture, qui regroupe 800
familles d'exploitants, est la deuxième activité
agricole du département de l'Hérault.
Au
sud, dans le quartier de Port-Vendres, les
conchyliculteurs exploitent également mer et
lagunes. L'étang de Leucate abrite depuis les année
1960, une trentaine d'entreprises produisant 800
tonnes/an d'huîtres du Cap Leucate. La
Mytiliculture en mer s'installe à la fin des années
1980 à Port-Vendres et Gruissan.
Élaboré
par la SRC Méditerranée Me Adeline Perignon
Chargée de mission SRCM
(Mise à jour sept 2004, crédit photos A.
PERIGNON et LA TOULINE))
LA
CONCHYLICULTURE DANS LE BASSIN DE THAU
La
richesse des fonds marins du Bassin de THAU, son
taux de salinité, sa température et ses éléments
nutritifs, constituent un milieu vivant, riche
et propice à la conchyliculture.
LE
SITE DE PRODUCTION
Le
Bassin de THAU est le berceau des « HUITRES DE
BOUZIGUES », spécialité gastronomique régionale.
Elles symbolisent ce mariage entre le milieu
naturel et les traditions.
D’une surface de 7500 ha, avec une
profondeur atteignant 12 mètres, le Bassin de
THAU est assimilé à une « mer intérieure ».
Il jouxte la Méditerranée dont il n’est séparé
que par un étroit cordon littoral « le Lido ».
L’eau de mer, filtrée jour et nuit à travers
les sables du Lido, se renouvelle sans cesse
dans le bassin. Celui-ci n’est pas isolé de
la mer ouverte, car de grandes ouvertures appelées
« Graus », permettent également le passage
aisé des bateaux.
UN
ELEVAGE ORIGINAL
Génération
après génération, les producteurs du Bassin
de Thau ont développé l'élevage de
coquillages en mêlant tradition familiale et
rigueur technique.
Depuis des décennies, ces professionnels de la
mer ont su concevoir une méthode tout à fait
particulière : l’élevage en suspension sur
des tables conchylicoles. La faible amplitude
des marées appelle cette forme de culture spécifique,
différente des autres régions ostréicoles
françaises, puisque l’on utilise des tables
d’élevage en eau profonde et des cultures en
suspension, sur cordes, à raison de 1200 cordes
par table. Immergées en pleine eau pendant
toute la durée de l'élevage, les coquillages
profitent de la richesse exceptionnelle du
milieu pour présenter les meilleurs
performances nationales de croissance".
ORGANISATION
DE LA PRODUCTION
Avec 2000 emplois directs et
autant d'emplois indirects, la conchyliculture
à Thau constitue la 2ème activité agricole de
l'Hérault.
2800 tables conchylicoles réparties sur 350 ha
(soit 1/20 du Bassin) sont réservées à l'élevage.
Dans 650 " mas conchylicoles " répartis
autour du Bassin de Thau devant les villages de
Bouzigues, Loupian, Mèze, Marseillan et la
ville de Sète, les entreprises, essentiellement
familiales, associent respect de
l'environnement, tradition et qualité en
proposant au consommateur un produit typique et
naturel.
Les Huîtres
Chaque
année, 10 à 12000 tonnes d'huîtres sont
produites dans le Bassin de Thau. L'huître
creuse (Crassostrea gigas) constitue 80 % de
cette production.
Avec leurs coquilles marbrées et nacrées,
"Les huîtres de Bouzigues" ravissent
les consommateurs avisés, en présentant une
saveur iodée agrémentée d'une pointe de
noisette.
"Les huîtres de Bouzigues" se déclinent
selon plusieurs qualités :
* La collée une à une : un produit haut
de gamme.
Le naissain capté sur les côtes de la manche
et de l'Atlantique ou en écloserie est collé
manuellement (à raison de trois huîtres par
pigne) sur des cordes placées dans les tables
de production. Après 10 à 12 mois d'élevage,
cette huître de qualité supérieure, présente
une coquille régulière et une forme bien conquée.
* La collée de tombée.
Après une période de prégrossissement sur
tubes ou sur coquilles, les petites huîtres
sont détroquées et collées sur les cordes.
* L'huître de "coquille"
produite par la technique de mise en
"torons".
Le naissain capté dans le milieu naturel est
fixé sur des coquilles. Ces dernières sont
mises en torons sur les cordes pour une période
de 15 à 20 mois.
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Les
Moules
Près
de 3000 tonnes de moules sont produites
chaque année dans le Bassin, en particulier
sur les tables situées au large. Elevées
à partir de naissain récolté en mer,
elles mettent environ une année pour
atteindre une taille commercialisable.
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La
production en mer
Au large du Bassin de Thau,
dans les zones conchylicoles en mer, les
conchyliculteurs produisent également des
"Moules en Pleine Mer". Celles ci sont
élevées au large, sur de longues filières
immergées à 5 mètres sous la surface et par
des fonds de 20 à 30 mètres. Ces productions,
difficiles car exposées aux tempêtes , sont à
la pointe du développement des nouvelles
techniques d'élevage. La production se
stabilise autour de 4 000 à 5 000 tonnes par
an. Actuellement, les mytiliculteurs en mer sont
face à la prédation par les daurades qui dévorent
une grosse partie de la production. Les
professionnels sont donc amener à habiller
chaque cordes de moules d'une protection grillagée
contre ce fléau. Les moules de pleine mer présentent
les caractéristiques typiques des productions méditerranéennes,
c'est à dire un goût fortement iodé et corsé
que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.
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CONTACTS
UTILES :
SRC
MEDITERRANÉE
Maison de la Mer
Quai Guitard
34140 MEZE
Tél : 04 67 43 90 53
Fax : 04 67 43 59 50
CEPRALMAR
20, rue de la République
34000 MONTPELLIER
Tél : 04 67 22 81 73
Fax : 04 67 92 83 04
IFREMER
Laboratoire côtier conchylicole
Laboratoire de recherche Piscicole de Méditerranée
Station de Palavas
Chemin de Maguelone
34250 PALAVAS LES FLOTS
Tél. 04 67 50 41 00
Fax. 04 67 68 28 85
Laboratoire côtier environnement littoral
Station de Sète
1, rue Jean Vilar, BP 171
34200 SETE
Tél. 04 67 46 78 00
Fax. 04 67 74 70 90
Laboratoire de recherche sur les défenses
et la résistance des invertébrés marins
Unité Mixte de Recherche
IFREMER-CNRS DRIM
Université de Montpellier II
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